Alain Bernard - Apporter l’eau potable aux écoles, c’est urgent
Alain Bernard - Apporter l’eau potable aux écoles, c’est urgent

Nuit de l’Eau

Depuis sa première édition en 2008, la Nuit de l’eau, événement soutenu par EDF et son parrain historique Alain Bernard, propose au grand public de découvrir la variété des activités aquatiques et de faire un don pour améliorer l’accès à l’eau potable dans les écoles du Togo. Une action solidaire qui a mobilisé les salariés d’EDF, prêts à relever ensemble le défi…

Nager, et collecter 1 million d’euros pour les écoliers togolais

Comme chaque année depuis 2008, l’idée est simple : faire nager, le temps d’une nuit de solidarité – le 1er juin –, des milliers de donateurs dans plus de deux cents piscines en France, avec l’objectif en 2013 de récolter 325 000 euros pour atteindre le million d’euros recueillis depuis la création de l’événement. De quoi alimenter le programme d’accès à l’eau et à l’assainissement déployé dans les écoles du Togo : les fonds collectés sont intégralement reversés à l’Unicef pour financer le programme WASH (Water, Sanitation and Hygiene), afin d’approvisionner les écoles du pays en eau potable et de les équiper en installations d’assainissement (points d’eau, lave-mains, latrines séparées filles/garçons). Au Togo, petit pays d’Afrique de l’Ouest situé en bordure du golfe de Guinée, plus d’un tiers de la population totale (7 millions d’habitants) n’a pas accès à l‘eau potable.

Alain Bernard - La nuit de l’eau

Alain Bernard - La nuit de l’eau

 

Au Togo, les enfants n’ont d’yeux que pour « Combaté »

En 2012, le programme a bénéficié à 10 144 élèves et 90 enseignants dans 28 écoles, auxquels s’ajoutent 3 900 personnes parmi les communautés environnantes, qui ont également profité de ces infrastructures. Des installations que « Combaté », le prénom local donné par les enfants à Alain, leur champion, a pu voir fonctionner en visitant de nombreuses écoles tout au long de son périple de cinq jours au printemps 2013 à travers le Togo – notamment au nord, dans la région isolée des savanes, la plus pauvre du pays. Des actions tangibles qui, de retour en France, ont aidé le champion à trouver les mots pour sensibiliser l’opinion : plus de 80 % des écoles au Togo ne disposent toujours pas de systèmes d’assainissement…

Visite d’Alain Bernard au Togo

« Apporter l’eau potable aux écoles, c’est urgent… »

Dans quel état d’esprit étiez-vous au moment de partir au Togo ?

Alain Bernard : J’avais un peu d’appréhension, c’était mon premier voyage en Afrique et ma première mission au Togo avec l’Unicef… Mais partout l’accueil a été extrêmement chaleureux : une fois que les gens se rendaient compte des actions menées pour récolter de l’argent et améliorer leurs vies, on était pour eux, j’exagère un peu, comme des demi-dieux ou presque ! Ils n’ont pas grand-chose mais sont prêts à tout donner pour nous remercier. On est reparti avec des légumes, des œufs, des poules… C’était très touchant.

Vous êtes rentré depuis plusieurs mois, quelles images avez-vous en tête ?

Alain Bernard : Ce que j’ai vécu au Togo restera à jamais gravé dans ma mémoire. On a parcouru beaucoup de kilomètres dans le pays jusqu’aux frontières du Ghana et du Burkina, pour rejoindre les villages où l’Unicef mène des actions depuis des années. J’ai pu ainsi réaliser l’impact formidable qu’a la construction d’un puits, de latrines, de points d’eau, sur le niveau d’hygiène et l’état sanitaire des populations. Ça a été l’occasion pour moi d’expliquer aux enfants pourquoi il est extrêmement important d’avoir une hygiène correcte. Je ne suis pas ressorti indemne de ce voyage : quand on réalise combien l’eau est essentielle à la vie, on culpabilise de la gaspiller comme on le fait ici… Au Togo, l’action de l’Unicef est un progrès pour les villageois, et ma plus grande joie serait de faire encore plus, en dépassant cette année le cap du million d’euros collecté en six ans.