Alain Bernard - Apporter l’eau potable aux écoles, c’est urgent

Passions

Passionné, compétiteur, extrêmes… tels sont les maîtres mots d’Alain Bernard.
Découvrez-le autrement… soif d’apprentissage, persévérance, passion, précision, adrénaline... terre, eau, ciel… aucun élément ne sait lui résister !

Automobile

« J’adore le sport automobile en général et le rallye en particulier. C’est quand même impressionnant que des mecs prennent à fond ces petites routes sinueuses qui montent et descendent et que nous on n’oserait pas passer même en seconde. Je suis régulièrement les résultats du Championnat WRC et m’intéresse assez à la technique. La conduite du pilote est primordiale mais l’adaptation stratégique aux conditions de course me passionne franchement tout autant. »

«  J’aime apprendre et connaitre  avec quels pneumatiques ou quelle quantité d’essence partent les voitures. Savoir que les suspensions sont plus ou moins souples, la boite de vitesses courte ou longue selon que la spéciale présente des virages plus ou moins serrés. En fait, la mécanique me plaît beaucoup. Dans ma famille, assez modeste, c’est mon père qui réparait la voiture en cas de panne. J’aimais bien le regarder quand il mettait les mains dans le cambouis. J’étais curieux. Il m’a expliqué un jour comment fonctionnait un moteur de A à Z, de l’arrivée d’essence jusqu’à l’embrayage. Depuis, de savoir m’a sorti de pas mal de galères…»

« J’ai beaucoup joué au jeu vidéo Colin McRae, considéré comme la référence des simulations du rallye. Au fil des versions depuis dix ans, c’est devenu de plus en plus réaliste, même si je n’ai jamais conduit une voiture de course. Ce serait pourtant un rêve. Je devais embarquer à côté de Sébastien Loeb pour un run. Ça ne s’est pas fait pour un problème de calendrier. Dommage. J’espère qu’on pourra remettre ça. Je ne connais pas Sébastien. Mais sur ce que j’ai lu, c’est quelqu’un de très posé et de persévérant. Forcément, c’est le genre de profil que j’apprécie. Il à gagner un cinquième titre mondial de rang, c’est énorme. J’aimerais lui demander s’il maîtrise vraiment autant qu’il le dit ou s’il prend de très gros risques. Parfois, on se demande… On m’a raconté qu’il a couru une spéciale avec un phare sur deux qui fonctionnait, rien qu’au ressenti et aux indications de son copilote. C’est monstrueux. »

« Je suis monté un jour à côté d’un pilote de bon niveau national sur une petite route isolée des Alpes. Dès qu’il avait un peu de visibilité, il envoyait. Je n’ose même pas imaginer ce que ça peut donner avec un grand professionnel comme Loeb. Mais la vitesse ne me fait pas peur quand elle est maîtrisée. Je crains davantage d’être à côté de quelqu’un qui roule à 30 km/h en faisant n’importe quoi. Au Mans,  un jour j’ai fait un tour du circuit  Bugatti avec Jean Ragnotti dans sa Super 5 Turbo: 300 chevaux quand même. Comme je suis grand, j’avais les genoux sur le tableau bord. Sans prévenir, à plus de 150 km/h, il a tiré le frein à main en pleine ligne droite et fait un 360° complet sur la piste. J’ai vu de la fumée, les tribunes, le ciel et puis on est reparti tout droit. Je n’ai rien compris mais je n’ai pas eu peur. Avec ces gars-là, on se sent en sécurité. Quand on va se rencontrer avec Sébastien Loeb, c’est peut-être moi qui conduirais ! Et, là, je suis sur que lui, il aura peur ! »

Comme on le voit, souvent les Champions, quel que soit leur discipline parlent toujours avec passion de la compétition … automobile, comme aimantés par le risque et les inévitables montées d’adrénaline que cela procure.

Aéronautique

Passionné d’aéronautique depuis qu’il est petit, notre champion olympique rêve de jouer au « commandant de bord ». Premier objectif : conquérir le PPL (Private Pilote Licence).
Y a-t-il un pilote dans l’avion ? Oui et c’est Alain Bernard. Depuis septembre 2009, notre sprinteur du Cercle des Nageurs d’Antibes s’est lancé à la conquête de la Licence de Pilote Privé, soit le brevet de base en matière de vol. « Je dois encore réaliser 10 à 12 heures de vol. J’ai effectué mon premier vol solo en décembre 2009. L’objectif était que je décolle, que je fasse le tour et que je revienne sur la piste sans l’aide de personne. C’était vraiment un moment magique », explique l’élève assidu.

Un baptême douloureux

Alain n’attendra pas longtemps avant de réaliser son baptême de l’air. A 4 ans, le petit garçon gagne le droit de faire un tour dans l’avion d’un ami de la famille. « Malheureusement, j’ai été malade. Je n’en ai jamais gardé un bon souvenir au niveau des sensations, mais je me souviens que j’avais trouvé cela magnifique visuellement parlant », se remémore l’apprenti pilote. 

Fort de cette première expérience, Alain caresse l’espoir de devenir pilote à son tour. « Je ne sais pas vraiment pourquoi j’ai toujours voulu devenir pilote, mais cela m’attire depuis que je suis tout petit. Le déclic s’est certainement fait lorsque mes parents m’emmenaient à la fête du premier régiment de la légion étrangère à Aubagne. Chaque année, la Patrouille de France passe au-dessus d’Aubagne le 1er mai, jour de mon anniversaire. Mes parents ont vu que cela m’intrigué beaucoup », affirme-t-il.

Fan de la Patrouille de France

Beaucoup moins sous pression depuis la fin des Mondiaux de Rome, Alain a su profiter de son temps libre pour se rapprocher de son rêve. « L’idée de passer un brevet me trotte dans la tête depuis plusieurs années. Le PPL me permettra de louer des avions de touristes. J’espère passer mon examen d’ici avril ou mai. J’aimerais bien faire voyager mes parents et quelques amis à partir de juin. On verra plus tard pour passer à un statut de professionnel », avoue-t-il. Le rendez-vous est pris… 

Comme un poisson dans l’air…

Le jeudi 29 mars 2012 Alain Bernard a volé en place arrière d’un avion de l’escadron de transformation Rafale 2/92 «Aquitaine», de la base aérienne 113 de Saint-Dizier, avec au commande le capitaine Michael Brochard.

Ce vol a permis au champion de profiter d’un vol en formation, à basse altitude, de « goûter » au vol supersonique, et d’assister à un ravitaillement en vol.

Extrait d’une interview Le Parisien : « J’ai changé d’air, j’ai même fait un truc hors normes pour le passionné d’aviation que je suis : j’ai pu voler en Rafale. C’est aussi fou que d’être champion olympique…  »