Famille

Fierté de la famille

La famille d'Alain Bernard

La famille d'Alain Bernard

Petit dernier d’une famille de trois enfants, Alain Bernard peut compter sur ses parents pour le soutenir. Petite présentation.

Mon père, André, est retraité. Il y a encore quelques années, je gardais une image assez sévère de lui. Aujourd’hui, je me rends compte que cela m’a beaucoup servi dans ma vie et ma carrière. Il m’a transmis une certaine humilité qui est nécessaire dans un sport comme la Natation. On n’apparait pas forcément comme un père et un fils très proches, mais on s’apprécie énormément.

Ma mère, Eliane, est une personne très ouverte. J’aime me confier à elle, qu’elle soit au courant de ce qui m’arrive. Elle a arrêté de travailler après son accouchement pour s’occuper de moi. Donc, on peut dire qu’elle m’a gâté !

Ma mère a une grande passion. Depuis que je suis petit, elle s’amuse à collectionner tous les articles de journaux sur moi. Jusqu’en 2008, ça pouvait aller. Maintenant, cela devient plus difficile. Aujourd’hui, elle a plusieurs énormes classeurs et ça me fait bien rigoler.

L’une des grandes forces de mes parents, c’est qu’ils ne m’ont jamais poussé à m’entraîner dur à la piscine. Ils m’ont laissé faire ce que je voulais. Dès que ça va moins bien, ce sont les premiers à me dire qu’on ne peut pas toujours réussir.

J’ai deux grandes soeurs :
- Christine a 32 ans et est coiffeuse dans la ville de Gap. Elle est la mère de trois enfants : Yanis, dont je suis le parrain, Loann et Neîla.
- Sandrine a 35 ans et est employée de Mairie.
Mes deux soeurs ont aussi été nageuses.

L’engouement médiatique ? Mon père est d’un naturel très discret, ce qui lui permet d’analyser cela avec pas mal de recul. Il a plutôt tendance à bien me conseiller et à me dire de ne pas trop m’emballer quand il le faut. Je pense que mes parents sont assez fiers de mon parcours. Quand on se retrouve en famille, ce sont les premiers à me parler des compétitions auxquelles j’ai participé alors que parfois j’aimerais effectuer une coupure. Ils ne savent pas tout ce que je réalise au quotidien, mais ils sont conscients que je travaille dur.

Eliane, maman olympique

Où qu’il aille et quoi qu’il fasse, Alain peut compter sur sa meilleure supportrice : sa maman.

Alain Bernard et Eliane, maman olympique

Alain Bernard et Eliane, maman olympique

Etre la maman d’un champion olympique n’a rien d’une tâche aisée. La finale du 100 m nage libre des Championnats de France 2010 à Saint-Raphaël en est l’exemple parfait. Ce jour-là, Eliane est sous le choc, les deux mains sur sa bouche. Pour cause : Alain vient de terminer deuxième de la finale derrière Fabien Gilot. La maman de notre champion ne suit pas les performances de son rejeton, elle les vit. « Avant, je ne réagissais pas comme ça, c’est vraiment depuis la saison 2009 que je suis sa carrière et ses courses. J’essaie de conserver tous les articles qui le concernent. Il y en a beaucoup, mais j’arrive à suivre pour l’instant », avoue-t-elle.

Même si l’émotion n’a jamais été aussi forte que depuis les Jeux olympiques de Pékin 2008, Eliane a toujours suivi avec attention le parcours de son nageur de fils. « Il a appris à nager à 6 ans à Aubagne. Je me souviens qu’il était fort sur 200 m dos. A l’époque, quand j’allais en compétition je voyais bien qu’il était au-dessus du lot. Mais je n’ai jamais imaginé qu’il parcourt un tel chemin. A 17 ans, quand il a rejoint le CN Marseille il n’avait pas encore de chambre, je faisais donc des aller-retours pour l’emmener aux entraînements », se remémore-t-elle.

Un soutien sans faille

Depuis 2008 et le sacre olympique d’Alain, Eliane a du apprendre à partager le succès de son fils. Une situation dont elle ne s’offusque pas : « On se doutait que sa victoire aller attirer les projecteurs […]. Heureusement, je sais qu’il est bien entouré. Il y a Denis Auguin, son entraîneur, mais aussi les frères Leroux, Robert et Patrick. Ils savent ce qu’ils font, je ne suis pas inquiète. »

Notre maman olympique éprouve une grande joie en regardant Alain s’épanouir dans les bassins du monde entier. « Aujourd’hui, il est heureux dans ce qu’il accomplit. C’est le plus important, même si parfois je me demande comment il fait pour ne pas se lasser. La natation est une discipline magnifique, mais elle demande beaucoup de sacrifices. C’est son truc ! » Et du moment que son fils est heureux, ça lui va…